Le projet AfriCO2

I. Notre destination: l’Afrique

II. Notre Projet AfriCO2

« Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants »

(Proverbe amérindien)

Dès les prémisses de notre décision de partir, nous avons choisi d’associer un thème à notre voyage. Thème qui donnerait un sens à cette aventure de plusieurs milliers de kilomètres. Qui nous permettrait également d’aller plus facilement à la rencontre des gens (ce qui ne va pas toujours de soi lorsque l’on voyage en voiture) et d’échanger avec eux nos différents points de vue. En plus du plaisir qui nous guidera, nous voulons accomplir un projet instructif, si minime soit-il. Cette démarche citoyenne et personnelle ne nous empêchera certainement pas à notre retour -et donc dans une perspective à plus long terme- de faire partager notre riche expérience, de quelle façon que ce soit.

Nous n’avons pas hésité longtemps à nous mettre d’accord sur un fil rouge: la protection de l’environnement. Alors que la crise écologique (réchauffement climatique, raréfaction des ressources naturelles, écarts entre pays développés et pays en développement, perte drastique de biodiversité, croissance de la population mondiale, catastrophes naturelles et industrielles) est devenue un des principaux enjeux du XXIème siècle, nous sommes continuellement submergés par un flot d’articles alarmistes et de vérités péremptoires -mais parfois contradictoires- à ce propos. Au point parfois d’en perdre notre latin (en l’occurrence ici, notre zoulou!). Sachant que les africains sont extrêmement vulnérables aux changements environnementaux, l’occasion est belle de nous intéresser d’un peu plus près à ce sujet aussi complexe, en examinant la façon dont l’environnement est protégé dans ce continent.

Notre projet est lancé… Il s’appellera AfriCO2 et s’articulera autour de 3 axes principaux : un reportage sur les grands enjeux environnementaux en Afrique basé sur des projets locaux, la compensation carbone de nos émissions de gaz à effet de serre et l’ascension du Kilimandjaro.

A. Reportage

C’est la partie la plus concrète du projet AfriCO2. Le but est de réaliser un reportage photo et video sur la façon dont les africains appréhendent les défis environnementaux qui menace(ro)nt l’Afrique durant ce XXIème siècle Mais, rapidement, une question nous tracasse: y a-t-il seulement « matière à reportage » dans le continent le plus affecté par le sous-développement? Autrement dit, l’Afrique a-t-elle un quelconque intérêt à se soucier de la protection de son environnement alors que tant d’autres domaines peuvent paraître beaucoup plus prioritaires? La réponse tombe comme un couperet: la protection de l’environnement est tout sauf un luxe dans un continent en proie à une dangereuse explosion démographique et dont la population est extrêmement dépendante de ses ressources naturelles. Bien qu’on la dise indifférente à ce problème, l’Afrique est incontestablement et totalement interpellée par la question environnementale. Nous n’avons pas encore fait le moindre kilomètre et  sommes déjà contraints de nous jouer d’idées reçues issues de notre « sensibilité écologique occidentale »… Après tout, n’est-ce pas là également le but d’un tel voyage? D’emblée, d’autres évidences s’imposent. Ainsi, les principales inquiétudes environnementales ne sont pas analysées et abordées de la même façon selon qu’elles se situent à l’échelle planétaire ou à celle du continent africain. A l’intérieur même de l’Afrique, chaque pays, ou village doit répondre à des problématiques -et donc trouver des solutions- bien spécifiques, en fonction de son milieu naturel, de son importance démographique ou de son taux d’urbanisation.

Forts de ces constats, nous avons opté pour une approche locale en allant à la découverte de personnes engagées dans des projets environnementaux propres à leurs cadres de vie. Ce niveau local d’intervention peut sembler bien loin des préoccupations planétaires, mais il n’en reste pas moins essentiel car il concerne directement la vie quotidienne des populations. Après tout, l’environnement ne commence-t-il pas sur le pas de nos portes? Pour garder un cadre cohérent à notre reportage, nous avons fait l’inventaire des 5 principaux défis environnementaux qui affectent l’Afrique: la désertification, la déforestation, les problèmes de gestion des déchets et de gestion de l’eau et la régression de la biodiversité. Nous avons ensuite identifié des projets dans des régions africaines particulièrement affectées par ces menaces et nous les visiterons.

B. Compensation carbone

Entreprendre un voyage avec un thème basé sur la protection de l’environnement en roulant en 4×4 pourrait paraître paradoxal. A juste titre! Il est cependant certain que c’est le moyen de transport le plus approprié au vu du continent traversé. Et comme les 4×4 100% écologiques ne sont pas encore tout à fait au point, nous avons décidé de calculer l’empreinte écologique de notre voyage, c’est-à-dire la totalité des gaz à effet de serre qui sera émis par notre carrosse durant l’ensemble de nos déplacements. Nous appliquerons ensuite le principe de « neutralité carbone » qui consiste à compenser les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère d’une activité polluante par la réduction ou la séquestration d’une quantité équivalente de GES en un autre lieu. Nous soutenons un projet de reforestation d’arbres « puits de carbone » en Tanzanie, au pied du Kilimandjaro. Nous irons sur place vérifier notre investissement.

C. Ascension du Kilimandjaro

L’ascension du Kilimandjaro, sommet mythique et toit de l’Afrique peut être considéré comme le point d’orgue de notre « voyage environnemental africain ». La calotte glaciaire de cette montagne est en effet en phase de retrait accéléré. Or, la fonte des glaciers est devenue une des images les plus emblématiques et inquiétantes du réchauffement climatique. Et s’il est parfois difficile de percevoir les changements sur nos paysages induits par la hausse des températures, un grand glacier qui se réduit à peau de chagrin marque davantage les esprits. La fonte des glaces du Kilimandjaro est bien réelle: elles risquent de disparaître complètement vers 2020. En escaladant ce sommet, nous témoignerons de ce constat…. et espérons ne pas être parmi les derniers témoins de neiges que l’on prétend éternelles…

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